Le chapeau porté lors de nombreuses remises de diplôme s’appelle le plus souvent le mortarboard, surtout dans le monde anglophone. En français, les sources emploient aussi mortier, toque ou coiffe universitaire, mais ces termes ne recouvrent pas toujours exactement le même usage selon les pays, les traditions et le protocole.
La réponse varie selon la langue, le pays et le cadre de la cérémonie. Les sections qui suivent détaillent le vocabulaire, l’origine historique, la différence entre les appellations et l’usage actuel dans les universités. Pour aller plus loin, les nuances de chaque terme apparaissent ci-dessous.
- 💡 mortarboard désigne en anglais le chapeau carré des remises de diplôme
- 💡 graduation cap apparaît aussi souvent dans les recherches, forums et bibliothèques d’icônes
- 💡 XIIIe siècle marque les racines médiévales de ce couvre-chef universitaire en Europe
- 💡 1809 correspond au décret napoléonien qui codifie le port des toges dans l’Université impériale
Comment s’appelle le chapeau des diplômés ?
Le terme le plus courant : mortarboard
Le mot anglais le plus utilisé est mortarboard. Il apparaît dans les dictionnaires, les boutiques spécialisées et les recherches liées aux cérémonies universitaires, aux côtés de graduation cap, une appellation plus descriptive et très fréquente sur les sites d’icônes ou les forums.
Des échanges publiés sur le forum Alsacreations confirment cet usage. À la question portant sur le nom anglais du chapeau universitaire, une réponse courte indique mortarboard, tandis qu’une autre propose la recherche graduation dans Boxicons et rappelle l’existence de l’emoji Unicode U+1F393. Pour aller plus loin, les termes français demandent une distinction plus précise.

Les appellations françaises : mortier, toque et coiffe universitaire
En français, plusieurs noms circulent pour désigner cette coiffe. Les plus courants sont mortier, toque et coiffe universitaire, auxquels s’ajoutent chapeau de diplômé, chapeau académique ou chapeau de remise de diplômes dans l’usage commercial.
Le terme mortier possède toutefois une portée plus large. Des sources juridiques l’emploient aussi pour le couvre-chef des magistrats dans certaines traditions germano-canoniques, avec des couleurs variables selon la juridiction. Cette polysémie explique pourquoi les établissements privilégient parfois la formule plus neutre de coiffe universitaire. Pour aller plus loin, la différence entre ces mots mérite un examen séparé.

Quelle est la différence entre mortier, toque et mortarboard ?
Mortarboard désigne précisément, en anglais, la coiffe à plateau carré portée lors des remises de diplôme. Sa structure comprend généralement un bonnet en tissu, un plateau rigide et un pompon fixé par un bouton central, souvent en polyester avec ajustement par élastique ou velcro selon les vendeurs spécialisés.
Le mot mortier renvoie davantage à la parenté de forme et à une tradition savante plus ancienne. Il peut désigner le même objet dans un contexte universitaire, mais aussi un couvre-chef cérémoniel hors du cadre des diplômés. Le mot toque, plus large encore, sert à nommer divers couvre-chefs sans impliquer nécessairement le plateau carré caractéristique.
Dans la pratique, les commerces mélangent souvent ces appellations. Il ressort néanmoins qu’un site anglophone, une université américaine ou une bibliothèque d’icônes utilisera plus facilement mortarboard ou graduation cap, alors qu’un texte français emploiera volontiers mortier ou chapeau de diplômé. Pour aller plus loin, l’étymologie clarifie cette distinction.
D’où vient le nom du chapeau des diplômés ?
L’origine du mot mortarboard
Le terme mortarboard vient du mot mortar, lui-même relié au français mortier dans son sens d’outil de maçonnerie. Plusieurs sources de vulgarisation historique rappellent que le nom repose sur une ressemblance de forme avec la planche du maçon, parfois rapprochée aussi de la truelle selon les explications grand public.
Cette étymologie n’indique pas une origine artisanale du vêtement, mais une comparaison visuelle. Le mot sert donc à nommer un couvre-chef universitaire par analogie de forme, non par fonction. Pour aller plus loin, la géométrie du plateau carré éclaire directement cette désignation.
Le lien avec la forme carrée du plateau
Le chapeau des diplômés se reconnaît d’abord à son plateau carré. Des sources consacrées au cérémonial universitaire lui attribuent une valeur symbolique liée à la rigueur intellectuelle, à la page ou au livre ouvert, tandis que sa forme a favorisé le rapprochement lexical avec le mortier du maçon.
Le pompon, appelé tassel en anglais, ajoute un second niveau de sens. Son déplacement pendant la cérémonie marque souvent le passage d’un statut à un autre, et certains modèles comportent même un pendentif doré indiquant l’année. Pour aller plus loin, l’histoire du couvre-chef lui-même dépasse son seul nom.
Quelle est l’origine du mortarboard ?
Des universités médiévales au chapeau de remise de diplôme
Le mortarboard descend des couvre-chefs universitaires médiévaux portés par les clercs et les savants en Europe. Des synthèses historiques situent cette filiation dès le XIIIe siècle, à l’époque des premières universités, puis signalent une forme déjà connue vers le milieu du XVe siècle.
La coiffe aurait évolué d’un bonnet souple vers une version rigidifiée munie d’une planchette carrée. Certaines notices mentionnent aussi des parentés plus anciennes avec le pileus quadratus romain ou avec des couvre-chefs liturgiques, sans que cette filiation antique fasse l’objet d’un consensus absolu. Pour aller plus loin, l’usage moderne s’explique surtout par l’histoire universitaire anglo-saxonne.
Pourquoi ce chapeau est surtout associé aux cérémonies anglo-saxonnes
Les universités britanniques et américaines ont fortement ritualisé le port de la toge et du chapeau. Des établissements comme Oxford, Cambridge ou Harvard ont contribué à fixer une image publique durable de la graduation, ensuite amplifiée par le cinéma et les séries américaines.
En France, la trajectoire a été moins continue. La Révolution a rompu avec une partie des symboles anciens, puis le décret du 31 juillet 1809 a codifié les tenues universitaires sous Napoléon Ier. Des sources rappellent aussi que les mouvements de 1968 ont failli marginaliser davantage ces usages, avant un retour partiel dans certains établissements. Pour aller plus loin, les différences nationales actuelles restent décisives.
Dans quels pays et cérémonies porte-t-on ce chapeau de diplômé ?
L’usage dans les universités américaines et britanniques
Le port du chapeau de diplômé reste particulièrement répandu dans le monde anglo-saxon. Il accompagne souvent une toge longue, une écharpe ou une étole aux couleurs de l’établissement, et un pompon dont la couleur peut signaler une filière, une promotion ou un niveau de diplôme.
Le lancer de chapeaux en fin de cérémonie constitue un rituel très visible. Plusieurs sources l’attribuent à l’United States Naval Academy, où de nouveaux officiers jetaient leur couvre-chef d’aspirant devenu inutile. Dans les cérémonies actuelles, ce geste reste souvent encadré, autorisé en extérieur et effectué à la fin pour des raisons de sécurité et de logistique. Pour aller plus loin, la situation française diffère nettement.
La place plus récente du chapeau de diplômé en France
En France, le chapeau carré n’appartient pas à toutes les remises de diplôme. Son usage a progressé dans certaines écoles privées, universités et lycées qui reprennent un cérémonial inspiré des campus américains, mais il ne constitue pas un standard national aussi stabilisé qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni.
Cette adoption récente explique la coexistence de plusieurs noms, de plusieurs niveaux de formalité et de nombreuses adaptations pratiques. Les établissements peuvent autoriser une personnalisation discrète, recommander des systèmes anti-glisse pour certaines coiffures et encadrer strictement les décorations visibles. Pour aller plus loin, il reste utile de vérifier le protocole de l’établissement avant la cérémonie.
Le terme recherché est généralement mortarboard, avec graduation cap comme variante très utile pour les recherches pratiques. La compréhension du mot juste dépend surtout du contexte linguistique et institutionnel, ce qui évite de confondre tradition universitaire, usage judiciaire et vocabulaire commercial.


